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Publié par Bohème

ÉDITORIAL du rapport :
L’année 2020 a été fortement marquée par l’épidémie de Covid-19 et par la crise sani¬taire et socio-économique qui en résulte. Les mesures de confinement, de couvre-feu, le développement du télétravail, la fermeture des établissements scolaires, des lieux de culture et de convivialité ont eu une incidence importante sur les actes LGBTIphobes, laissant peu d’échappatoires aux victimes de violences. La réduction des interactions sociales a également développé un fort sentiment de mal-être et de repli sur soi, accentuant la vulnérabilité des personnes LGBTI. Ces conditions ont été propices au développement de violences dans le voisinage et au sein des familles, auxquelles les jeunes LGBTI sont tout particulièrement exposé•es.
La crise sanitaire a aussi eu des conséquences sur l’avancée des droits des personnes LGBTI. En effet, la loi de bio-éthique ouvrant l’accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires se voit encore reportée au détriment de celles qui souffrent de cette attente interminable, laissant la place aux opposant•es à cette égalité des droits. De plus, cette loi est loin d’être satisfaisante et de répondre à une égalité des droits entre les citoyen•nes, car elle refuse toujours aux personnes trans d’exercer leurs droits reproductifs et crée une filiation discriminatoire pour les couples de femmes.
Ces débats et refus d’égalité, soutenus par une vision hétéronormée et patriarcale, entretiennent une hiérarchie des familles, des désirs et des genres qui peut faire naître des violences et des discriminations à l’en¬contre des personnes LGBTI.
La fin de l’année a également été marquée par les suicides tragiques de plusieurs jeunes personnes trans dont Luna/Avril, lycéenne à Lille, et Doona, étudiante à Montpellier. Des drames qui auraient pu être évités si les parcours des personnes trans n’étaient semés d’embuches et de transphobie. Il est indispensable que les pouvoirs publics s’emparent de ces sujets et que l’ensemble des fonctionnaires soient sensibilisé•es aux transidentités. Les médias se sont égale¬ment emparés du sujet, parfois de manière maladroite voire transphobe. Cependant, on observe les prémices d’une sensibilisation du grand public à ces questions.
Pour lutter contre les discriminations LGBTI-phobes, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, Élisabeth Moreno, a présenté en octobre un Plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti- LGBT+ (2020-2023). SOS homophobie est aujourd’hui dans l’attente de la mise en place de ces actions pour protéger les personnes LGBTI des discriminations qu’elles subissent et sera intransigeante quant à l’application de ce plan.
Les bénévoles de SOS homophobie restent mobilisé•es pour que l’année 2021 soit enfin celle de l’ouverture de la PMA à toutes les personnes en capacité de porter un enfant, ainsi que de la fin des thérapies de conversion et des mutilations génitales des personnes intersexes. Les missions sur le terrain pour prévenir et sensibiliser contre les LGBTIphobies, soutenir les victimes et militer en faveur de l’égalité des droits, réalisées par les bénévoles de SOS homophobie, sont aujourd'hui encore indispensables pour permettre à chacun•e de vivre librement, quelle que soit son orientation sexuelle et son identité de genre.

Ci-dessous, pour lire le rapport dans son intégralité :

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